Blancarré

La semaine dernière j’ai été invitée à l’Ambassade de Suisse à Paris pour découvrir une nouvelle marque de l’horlogerie jurassienne, Blancarré. Le nom de cette jeune marque fait référence à la fois à la forme de la montre ainsi qu’au « white cube », c’est-à-dire à l’espace neutre et blanc mis à disposition des artistes pour exposer leurs créations dans les galeries.

Cette montre de luxe aux lignes parfaites et aux angles vifs ne manque pas de caractère. Sobre et épurée, cette création horlogère sort vraiment des sentiers battus. Les deux frères qui viennent du Jura, Claude et Nicolas Mertenat, présentent Blancarré plutôt comme un label de création ou même un objet d’art. Nicolas Mertenat a longtemps travaillé dans le secteur horloger. Passionné par l’art en général et la sculpture en particulier, il a eu envie d’une rupture aussi bien côté design que côté commercial.

«Ce projet est la concrétisation d’un rêve. J’avais envie d’indépendance, de disposer d’un espace libre, de faire des montres à ma manière, autrement. Bref, de créer la montre que je rêvais de porter. Blancarré est cet aboutissement personnel»

Les montres de Blancarré sont carrées et faites en titane et en céramique. Les fondateurs de la marque souhaitent essayer de nouveaux canaux de distribution et promotion pour se démarquer. Ils veulent aller à la rencontre de leurs clients en organisant des événements dans des boutiques éphémères – galeries d’art, boutiques de mode et autres concepts stores. Vu que le marché de l’horlogerie est assez saturé en ce moment, cette démarche sera surement payante.

Ce garde-temps inspiré par l’art minimaliste et les sculptures cubiques est proposé en six variantes avec lunette en titane gris ou noir mat, ou en céramique noire ou blanche. Ces modèles peuvent satisfaire aussi bien la clientèle féminine que masculine.

Pour ma part, j’apprécie cette volonté qui a poussée les fondateurs à créer une nouvelle marque de montres à leur façon. Oser réaliser ses rêves, innover et surprendre, tenter sa chance pour ne pas regretter plus tard, tout cela pour créer des pièces d’art à porter au poignet. Un challenge complètent réussi par les frères Mertenat !