Watches and Wonders 2026

Pendant une semaine en avril, Genève a cessé d’être une ville et est devenue une conviction. Les rues bourdonnaient, les soirées affichaient complet, et le monde — bien plus vaste que quiconque ne l’avait imaginé — regardait. Avec un nombre sans précédent de marques exposantes, une fréquentation remarquable et un public international toujours plus large, l’événement consolide son rôle de plateforme culturelle puissante et de pierre angulaire du monde de l’horlogerie. Portée par une dynamique forte, la passion des jeunes générations et la programmation unique du Montreux Jazz Club, Genève réaffirme fièrement sa position de capitale mondiale de l’horlogerie. L’esprit d’innovation, d’émotion et d’héritage continue de résonner bien au-delà des murs de l’événement. Watches and Wonders 2026 vient de battre ses propres records. Encore et voici pourquoi cela continue de se produire.

Genève a toujours entretenu une certaine relation avec le temps. Mais pendant une semaine chaque printemps, la ville suisse ne se contente pas de mesurer le temps — elle le célèbre. Près de soixante mille visiteurs uniques ont franchi les portes — soit neuf pour cent de plus que l’année précédente. Vingt-cinq mille billets ont été vendus sur les trois journées ouvertes au public, une hausse équivalente. Mille sept cent cinquante journalistes sont descendus sur Genève depuis chaque coin du monde. Six mille détaillants ont assisté à l’événement. Et le hashtag #watchesandwonders2026 a atteint une audience de neuf cents millions de personnes — une progression de vingt-neuf pour cent qui souligne à quel point l’influence du salon s’étend désormais bien au-delà des rives du lac Léman.

« Le succès de Watches and Wonders Geneva montre que l’horlogerie peut être exclusive sans exclure, accueillante sans être banale. »

Cyrille Vigneron, Président, Watches and Wonders Geneva Foundation

Les créations au cœur de tout cela

Les nouvelles pièces horlogères présentées ont reflété un moment clair de confiance éditoriale de la part de l’industrie. L’édition 2026 s’est concentrée sur les fondamentaux : des montres à deux et trois aiguilles, des constructions ultra-fines, des mouvements squelettés, des sensibilités inspirées du vintage et une évolution vers des proportions plus compactes. La couleur est apparue comme le facteur différenciant central cette saison, et les modèles ont été de plus en plus conçus pour transcender les genres. Sur le plan technique, les chronographes et les calendriers perpétuels ont dominé les complications, le tourbillon a poursuivi sa fascination éternelle, et le titane, l’acier et la céramique se sont imposés comme les matériaux définitifs de cette époque.

Des visages dans la foule

La présence de figures célèbres issues du sport, du cinéma et de la musique a considérablement amplifié la portée du salon. La championne de ski alpin Federica Brignone, l’acteur Patrick Dempsey, l’icône du tennis Roger Federer, le pilote de Formule 1 George Russell et le champion en titre de l’Open d’Australie Jannik Sinner ont tous fait des apparitions — tout comme la superstar américaine Usher, dont la présence a suscité une attention considérable et a fait entrer l’événement dans des conversations bien au-delà du public traditionnel de l’horlogerie.

Genève au-delà du salon

Peut-être que l’évolution la plus marquante de cette édition a été ce qui s’est produit en dehors des murs de l’exposition. Le centre-ville lui-même est devenu partie intégrante de l’événement. Le Montreux Jazz Club a accueilli des soirées complètes chaque nuit de la semaine, mettant en lumière des talents musicaux émergents — parmi eux l’artiste genevoise Vendredi sur Mer et le quatuor bruxellois Tukan. Plus de cinq mille personnes ont assisté à des concerts en direct, et la traditionnelle soirée d’ouverture du jeudi a transformé la ville d’une manière que même des participants de longue date ont décrite comme sans précédent.

Le Watchmaking Village, l’espace Tic Tac et un vaste programme de démonstrations artisanales interactives ont donné au salon une dimension éducative qui a fortement résonné auprès des familles et des jeunes générations. Plus de dix mille personnes ont animé le centre-ville tout au long de la semaine. Le salon n’est plus simplement un événement professionnel ou une vitrine de luxe — il s’affirme comme une institution culturelle vivante, un lieu où la passion du métier se transmet véritablement.

C’était mon premier Watches and Wonders, et je suis arrivé avec un programme qui laissait peu de place à l’improvisation. Je n’ai réussi à visiter qu’une petite sélection d’exposants — une fraction de ce que le salon a à offrir. Et pourtant, même cette fenêtre étroite a suffi à me laisser véritablement sans voix. Ce qui m’a frappé en premier, c’était la grandeur. Pas celle qui intimide, mais celle qui élève — le sentiment d’être en présence de quelque chose qui compte, quelque chose façonné avec intention et fierté au fil des générations. Au-delà des vitrines et des lancements, ce dont je me souviendrai le plus est la chaleur des retrouvailles : collègues et amis venus de toute l’industrie, réunis en un seul lieu, partageant un langage commun qui n’avait besoin d’aucune traduction.

Ce qui m’a le plus profondément touché, cependant, c’est la possibilité de découvrir. Chaque maison avait construit non seulement un stand, mais une expérience — une fenêtre ouverte sur son univers, ses techniques, ses obsessions. Voir un mouvement être assemblé, comprendre les années de maîtrise derrière une seule complication — voilà quelque chose qu’aucune photographie ne peut transmettre. J’ai quitté Genève en planifiant déjà de revenir en 2027, et cette fois, avec plus de temps devant moi.